Les Guides Nature de Saint-Roch du Calaisis.
Action pour l'environnement du Calaisis
Faire en sorte que les formations collent aux emplois de demain issus de la « croissance verte » : voilà le message qu'est venue adresser Valérie Létard, secrétaire d'État au développement durable, en visite hier sur le site écopôle Sita Agora de Noyelles-Godault. Un site passé maître dans le recyclage et la valorisation des déchets.
Sur l'écopôle Sita Agora (l'ex-site Metaleurop), ce sont 18 entreprises et 370 salariés qui, chaque jour, recyclent nos déchets. Depuis 2009, palettes, câbles et véhicules en fin de vie connaissent le même sort. Hier, l'unité de déconstruction automobile était sous le feu des projecteurs avec la visite de Valérie Létard, venue en qualité de secrétaire d'État au développement durable et non tête de liste UMP aux régionales. Une unité prévue pour démonter 11 000 véhicules par an, qui vise les 20 000 à terme, destinée à recycler les matières premières réexploitables et vendre le reste des pièces détachées dans un magasin présent sur le site. « Il n'y a que deux usines de ce type en France (la deuxième est à Romorantin, en Sologne). Tout est à développer », s'enthousiasme la secrétaire d'État. « Ces filières sont à leur point de départ certes, mais elles sont l'avenir. Vu le parc automobile actuel, vous imaginez le potentiel ? C'est vraiment prometteur en terme d'activité et d'emplois à créer ».
Persuadée que l'économie de demain passera par le développement durable, Mme Létard compte mettre en place des filières de formation pour répondre aux besoins d'emplois de cette « croissance verte ». « Nous sommes dans un monde fini qui a des besoins infinis : c'est ça, le développement durable. Ici, on est dans l'application des lois du Grenelle de l'environnement. Bientôt, cela va devenir une obligation. La question, c'est : comment s'organiser pour être là à l'heure ? À l'horizon 2020, 600 000 emplois seront créés dans le cadre de cette économie verte », a lancé l'élue qui a mis en place des comités se penchant sur ces questions.
Ainsi, la filière automobile dans la région, la filière bois dans les Vosges, les filières du bâtiment, entre autres, devront prochainement intégrer ces problématiques. « À quoi sert de former aujourd'hui un couvreur sans notions d'électricité pour maîtriser la pause de panneaux photovoltaïques ? », a illustré Mme Létard qui a annoncé qu'un appel à projets sera lancé en direction des Régions. « Ce n'est pas l'argent qui manque sur la formation. Il est plus question de coordonner, anticiper et observer les besoins. Car il y a un vrai gisement à explorer. » •