mardi 05.07.2011, 05:07 - La Voix du Nord
Fervent défenseur des terres Saint-Roch, Jean-Paul Bué déplore l'absence de concertation au sujet des aménagements du site, dont les accès ont été repensés.
Après la controverse au sujet de la direction d'Espace Fort, on pourrait penser que la communication entre les associations du Fort-Nieulay et la municipalité passe décidément très mal. Pour autant, l'hyperactif président des terres Saint-Roch, Jean-Paul Bué, bien que remonté contre les élus calaisiens, réfute toute idée de combat politique. « Ces débats-là ne m'intéressent pas, je ne comprends pas pourquoi nous ne sommes jamais informés de ce qui se passe aux terres Saint-Roch », soupire Jean-Paul Bué, ancien membre du service environnement à la Ville et qui s'investit corps et âme dans ce projet nature depuis plus de six ans.
De nouveaux accès
Jeudi matin, le président des terres Saint-Roch a découvert avec étonnement que deux dératiseurs oeuvraient autour du plan d'eau. « Ils m'ont dit que c'était la quatrième fois qu'ils venaient... Avec les pêcheurs et les promeneurs, on aurait aimé être informés, savoir où sont les pièges, ne serait-ce que pour les enfants. » La semaine dernière, c'est la pose de nouvelles clôtures et de grilles qui avait surpris Jean-Paul Bué. « Du jour au lendemain, la clôture en bois à côté d'Orange et Vert a disparu. Une grille a été posée, avec une serrure, mais on ne sait pas qui a la clé ! On pense que les associations qui interviennent ici doivent pouvoir accéder à leur guise. » Trois accès doivent ainsi être aménagés, mais les premiers travaux n'ont pas convaincu Jean-Paul Bué. « La barrière est à peine assez large pour faire passer le camion des pompiers ! Et s'ils passent, ils ne pourront pas avancer à cause des branches d'arbres qui barrent le passage. » Jean-Paul Bué est amer et n'a pas digéré la récente fermeture des terres Saint-Roch, en avril. « Les fortes chaleurs sont arrivées plus tôt que d'habitude. Du coup, le niveau de l'eau a baissé, l'oxygène a manqué et des poissons sont morts. Il n'y avait pas de pollution, les usagers le savaient.
Rien ne justifiait la fermeture du site aux pêcheurs. » Cette fermeture a été prolongée d'une semaine, avec un accès interdit aux promeneurs, après une intervention pour purger le bâtardeau où transite l'eau en direction du bassin. « Ils ont nettoyé les fossés avec une grue, détruisant toute vie ! Les associations auraient opté pour un nettoyage manuel. En revanche, la grue aurait été utile pour créer une mare pédagogique où les batraciens auraient pu être mis à l'abri. Là encore, on ne nous a pas demandé notre avis. » Autre sujet de grief : la fermeture du plan d'eau la nuit : « Or, les carpistes ne pêchent que la nuit. » La concordance de toutes ces mésaventures pour les usagers des terres Saint-Roch a fait naître une colère froide, qui s'est matérialisée par une pétition riche de cinq cents signatures remise à Natacha Bouchart début juin. Mercredi, une deuxième pétition de protestation a été remise à Philippe Blet, venu aux terres Saint-Roch en qualité de premier adjoint. « Avec ce site, les élus ont l'occasion de montrer un endroit prisé par les habitants, où l'argent public est utilement investi. Mais qu'attend-on pour nous associer aux projets de développement ? », interroge encore Jean-Paul Bué.
Adjoint au maire chargé de l'environnement, Philippe Mignonet assure que le dialogue avec Jean-Paul Bué est permanent. « M. Bué a un peu le sentiment que les terres Saint-Roch lui appartiennent, mais il doit se souvenir qu'il s'agit d'un terrain municipal. On se parle régulièrement, mais les services de la Ville n'ont pas à l'appeler pour le prévenir de la pose d'une grille. La fermeture du plan d'eau la nuit fait suite à une demande de riverains et de pêcheurs, pour empêcher des personnes de venir s'enivrer. Enfin, je pense qu'il est inquiet car certains font courir des rumeurs de fermeture des terres Saint-Roch, ce qui est faux. »
Ajouté le 06/07/2011 par ph -

