nord littoral, lundi 16.08.2010, 14:00

Le sujet de l'environnement et de la biodiversité est au goût du jour. Comment mieux respecter la nature et la comprendre ? C'est pour répondre à ces questions que les guides nature des terres Saint-Roch ont organisé avec les enfants du Claepp une journée de sensibilisation, en présence d'un apiculteur.
Atelier pêche à la carpe Koï pour les uns, découverte des semis du mois de mai pour les autres, le club nature du Claepp s'est réuni pour un après-midi nature. Jean-Paul Bué, président des guides nature de Saint-Roch Calaisis, a dépêché ses mascottes phares, telles que Jojo la fleur, Gazouille la grenouille et une petite nouvelle... Mymy la gazouillette !
Incarnée par Emy, onze ans, la nouvelle petite grenouille des enfants éveille la curiosité des plus petits. « Ce sont les enfants qui réclament de nouvelles mascottes, avance Jean-Paul Bué. Ils demandent toujours de la nouveauté. Ainsi, Coccy la coccinelle fera son apparition au mois de septembre et nous avons d'autres projets ! » De ces projets, il tire une immense satisfaction et s'avoue satisfait de l'action menée par son association. « Nous sommes partout et ce n'est pas pour déplaire aux enfants et aux parents. Nous serons à Douai le 25 août prochain pour d'une part, la clôture des quartiers d'été, d'autre part représenter le Calaisis. »
« Etre en harmonie avec la nature, et non la dompter »
Pour faire passer un message clair et humain aux enfants, Jean-Paul Bué a demandé l'aide de Bruno Ringot, apiculteur. « Ce n'est pas un métier, mais une passion, commence Bruno. Mon grand-père est dans le métier depuis trente-cinq ans. » L'apiculteur a en sa possession un rucher d'une quinzaine de ruches artisanales de type Layens, aux Noires Mottes de Sangatte. S'il s'est déplacé aux terres Saint-Roch, c'est pour expliquer aux enfants présents le rôle des abeilles et surtout les sensibiliser sur la menace qui les guettent. « Nous sommes en manque de fleurs. Les abeilles sont complètement déboussolées, et il faut tirer la sonnette d'alarme. » Jean-Paul Bué ajoute : « Nous devons vivre en harmonie avec la nature et non vouloir la dompter ! S'il n'y a plus d'abeilles, nous pouvons être certains que d'ici quatre ans, la race humaine disparaît, dit-il gravement. Elles sont les sentinelles de l'air et leur plus grand prédateur est l'homme. C'est pour ça que nous voulons toucher les enfants qui, quand ils grandiront, se souviendront de ces enseignements et pourront peut-être devenir les petits druides de demain ! » Ainsi, avec les subventions de la ville, de la région et le FPH, le fond de participation des habitants, des ruches seront construites et installées au coeur du Vieux Fort. « Nous aspirons à introduire une dizaine de ruches qui seront décorées par les enfants. » La mise en place des essaims se fera dans le courant du mois d'avril en présence des enfants des centres aérés, des guides nature et de l'apiculteur. Le miel récolté ne sera pas vendu, mais offert aux enfants « en guise de goûter. » Deborah BLAU
Ajouté le 17/08/2010 par ph -

